multi son du 44, 24-25/07/09

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devant le mur Bubulle tribe/ Pikrat

# Posté le mercredi 19 août 2009 10:08

Concert Heyoca 13/07/09 Vive le punk!

Concert Heyoca 13/07/09 Vive le punk!
C'était... jouissif !
La claque !!
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# Posté le mercredi 19 août 2009 10:02

America !!


"C'était l'Amérique, Joana. Bandante et puérile, arrogante sans s'en rendre compte. Exaspérante. Ridicule.
C'est facile de dire du mal de l'Amérique. C'est même tentant. Tout le monde le fait. Il est, à mon avis, beaucoup plus sain de se foutre de sa gueule. Mais l'époque ne prête pas à rire. Alors c'est la rancoeur qui domine face à la brutalité des Etats-Unis. Le fossé existentiel s'élargit entre le peuple américain et ses cousins européens. Tectonique des cultures, les hommes s'éloignent plus vite que les continents. Une grande incompréhension s'installe. On a du mal à admettre qu'une nation si créative puisse réélire n tel demeuré à sa tête. C'est pourtant clair: les Homer Simpson sont au pouvoir. L'ignorance des Américains, ce n'est pas qu'un cliché, c'est une réalité qui progresse. Cette inculture exprime un désintérêt pour le monde extérieur qui s'appuie lui-même sur la certitude illusoire que l'Amérique est créatrice universelle. Et c'est vrai que c'est agaçant. Joana m'assurait que les Beatles étaient américains.
-Oui, ils sont nés en Angleterre, mais ils n'auraient pas existé sans l'Amérique.
Elle disait ça. Ca relève de la psychatrie une sincerité pareille pour oublier que le monde existe. L'isolationnisme culturel inversement proportionnel à l'interventionnisme politique.
Le grégarisme post-11 septembre a réuni la nation derrière un baudet et autour des valeurs fondatrices qui ont fait la beauté de l'Amérique. Ces valeurs sont mortes. Elles sont assenées, plus que jamais. Mais il suffit d'entrouvrir un seul oeil pour se rendre compte que la réalité n'est plus d'accord.
Schizophrénie de masse et syndrome Dorian Gray: on s'acharne à préserver une apparence juvénile, pure et lisse pour occulter le noircissement de l'âme.
C'est une bombe à retardement qu'ils fabriquent au quotidien et qui va leur pêter entre les doigts. L'ampleur du décalage entre les discours qu'ils sont obligés d'admettre et les faits qu'ils ne peuvent que constater est en train de provoquer de serieuses lésions dans l'inconscient collectif américain.
Le président des Etats-Unis d'Amérique obéit à un livre dont le commandement fondamental est "Tu ne tueras point". Puis il multiplie les budgets militaires et va casser du bougnoule. Sacré Dieu, va.
"In God we trust": c'est écrit sur la façade d'un building en vue à San Fransisco. En lettres de plusieurs mètres. Au cas où God ne verrait pas bien. Il faut être à genou pour appeler Dieu aussi fort. Toute cette agressivité annonce le déclin. Révèle une crise de confiance, de celles qui se subliment dans l'arrgance.
C'est pour ça que ça ne sert à rien de s'agacer et que ça n'est pas très gentil de se foutre de leur gueule. L'Amérique fait faire du souci au monde entier. Je me ferais plutôt du souci pour l'Amérique. Elle soufre tellement. Pas à cause des avions qu'elle s'est pris dans le face. C'est plus intime.

La vraie fragilité de l'Amérique se trouve dans le désarroi individuel du citoyen qui veut devenir ce qu'il n'est pas, et qui n'y arrive pas. Si tout le monde est une star en puissance, c'est que tout le monde est un loser de fait. Ca leur est d'autant plus douloureux qu'il s'agit d'une maladie honteuse.
-J'ai un défaut typiquement américain, me soufflait Kate. J'ai toujours peur de ne pas être assez bien.

L'Amérique ne tombera pas sous les bombes de quelques Arabes énervés. Pas plus qu'elle ne crèvera de l'artificialité de son économie sous-productive, de son déficit budgétaire ou de la ménopause de Madonna.
Elle s'enfoncera sous son propre poids. Elle s'enlisera dans ses peurs et se solitudes, se recroquevillera dans ses contradictions, pétera les plombs de plus en plus fort. Ce n'es pas flagrant mais c'est irréversible.
Dans sa chute, l'Amérique ne fera pas badaboum. Ce sera un pfuitttt longuet et plutôt discret. Elle se dégonflera comme une grosse baudruche étoilée. Comme si de rien était, en continuant de se goinfrer.
C'est ainsi que s'achèvent les empires. Avec le sourire."

Extrait de Gringoland, Julien Blanc-Gras
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# Posté le mercredi 24 juin 2009 10:54

La Faute sur Mer - 20/06/09

La Faute sur Mer - 20/06/09

Eh beh, le petit matin, y a du lourd...
Y'en a certains qui en chient...

# Posté le lundi 22 juin 2009 16:56

La Faute sur Mer - 20/06/09

La Faute sur Mer - 20/06/09

Bien joli petit mur...
Dommage que ca n'aie pas plus envoyé...

# Posté le lundi 22 juin 2009 16:48